Les risques de la fraude à l’assurance habitation

29 juillet 2023
Noe Bares
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Les risques de la fraude à l’assurance habitation

Certains assurés pourraient être tentés de mentir ou de ne pas divulguer toutes les informations nécessaires afin d'obtenir des conditions de contrat plus avantageuses ou une indemnisation plus élevée. Que ce soit une fraude intentionnelle ou une simple erreur, ces actes peuvent avoir de graves conséquences pour l'assuré et sa police d'assurance habitation. Qu’est-ce qui est considéré comme de la fraude ? Comment est-elle détectée ? Quelles sont les sanctions en cas de fraude à l'assurance ? Lyanne vous guide.

En Résumé
La fraude à l’assurance habitation correspond à une fausse déclaration ou une omission faite par un assuré. Elle est durement sanctionnée. Il est difficile d’échapper à la vigilance des assureurs qui disposent d’une palette large d’outils pour faire face aux fraudeurs. Les sanctions vont du refus d’indemnisation, à la nullité du contrat jusqu’à des sanctions pénales. Une mauvaise déclaration non intentionnelle est différente d’une fraude mais les conséquences peuvent être également importantes.  

Ce qui est considéré comme de la fraude à l’assurance habitation 

La fraude à l'assurance habitation est un problème courant, bien que moins fréquent que pour les assurances auto. La fraude correspond à toute fausse déclaration ou omission intentionnelle faite par un assuré. Dans le cas de l'assurance habitation, il s'agit souvent de falsifier ou d'exagérer une réclamation dans le but de recevoir une indemnisation supérieure à celle à laquelle l'assuré aurait droit. Par exemple, l'assuré pourrait augmenter le montant des dommages ou inventer des pertes fictives.

De même, on parle de fraude lorsque l'assuré donne intentionnellement des informations fausses ou trompeuses lors de la souscription de son contrat d'assurance. Cela peut inclure la fourniture de fausses déclarations sur la sécurité de son logement ou la non-divulgation d'accidents antérieurs. Que la fausse déclaration soit intentionnelle ou non, ces fraudes seront sanctionnées. Les sanctions peuvent aller de l'annulation du contrat d'assurance à des amendes, voire à des peines de prison en fonction de la gravité de la fraude. Il est donc essentiel de connaître vos droits et obligations en tant qu'assuré et d'être toujours honnête avec votre assureur.

Comment est détectée la fraude ?

Les assureurs mettent en place divers mécanismes pour détecter les fraudes à l'assurance habitation. Ils utilisent des outils et des processus sophistiqués pour vérifier les déclarations de sinistres et les contrats d'assurance. Avant la souscription d'un contrat, les assureurs peuvent comparer les informations fournies par l'assuré à celles des bases de données sectorielles, telles que les historiques de sinistres, et demander des justificatifs pour confirmer la sécurité du domicile. 

En cas de sinistre, l'assureur examine attentivement la déclaration de l'assuré, les factures et les preuves de dommages. Il peut envoyer un expert sur place pour évaluer les dommages et vérifier la véracité des montants réclamés. Les assureurs utilisent également des technologies avancées, telles que l'analyse de données et l'intelligence artificielle, pour repérer les schémas de fraude, tels que des déclarations répétées d'accidents ou des déclarations inhabituelles.

Quelles sanctions pour une fraude à l’assurance habitation ?

Les clients qui font de fausses déclarations encourent de lourdes sanctions. Tout d'abord, si la fraude est avérée, l'assureur a le droit d'annuler le contrat d'assurance, laissant l'assuré sans couverture, ce qui est particulièrement problématique en cas de sinistre. De plus, l'assuré aura du mal à souscrire une nouvelle assurance car il est considéré comme un risque élevé. 

Le Code des assurances prévoit également des sanctions spécifiques pour la fraude à l'assurance, allant d'une amende à une peine de prison, en fonction de la gravité de la fraude. En cas de sinistre, si l'assuré ne le déclare pas, l'assureur peut refuser de couvrir les dommages, obligeant l'assuré à payer les frais de réparation. Si la fraude est découverte après l’incident, l’assureur peut demander le remboursement des indemnités déjà versées.

Qu’en est-il d’une mauvaise déclaration non intentionnelle ?

Une erreur non intentionnelle peut avoir des conséquences imprévues. Même si vous n'aviez pas l'intention de tromper l'assureur, cela peut affecter la validité de votre contrat et la manière dont l'assureur traitera un éventuel sinistre. Si une erreur est découverte lors de la souscription, l'assureur peut ajuster le montant de la prime pour refléter le véritable niveau de risque. 

Si l'erreur est découverte après un sinistre, l'assureur peut réduire l'indemnisation en fonction de la sous-évaluation du risque. Dans certains cas, si l'erreur est jugée significative, l'assureur pourrait annuler le contrat. Il est important de noter que ces conséquences s'appliquent même si l'erreur n'était pas intentionnelle. Il est donc essentiel de fournir des informations précises et complètes lors de la souscription à une assurance pour éviter les désagréments. 

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